Les argiles à silex
Par-dessus le calcaire de tuffeau s'est constitué un sol d'argiles à silex, présentes essentiellement sur l'ensemble de l'anticlinal de Marchenoir, à l'ouest de la Beauce, sur une bonne partie du Perche Vendômois ainsi qu'au nord-est de la Gâtine. Au total, elles recouvrent 240 000 ha en Loir-et-Cher : plus du tiers du département (640 000 ha). Cette formation recouvre la craie d'un manteau d'épaisseur variable mais quasi-continu et correspond à un mélange en proportions différentes d'argiles et de silex qui lui confère un caractère imperméable. Elle est issue, au cours de l'ère Tertiaire (fin de l'Oligocène), d'une diagenèse superficielle, transformant des sédiments (sables) en roches sédimentaires (silex). Des limons battants sensibles à l'érosion se sont développés à partir de l'argile à silex de l'Eocène, plus ou moins recouverts de sables éoliens. Ils sont présents pour l'essentiel dans le Perche, dans le massif forestier de Marchenoir ainsi que sur toute la bordure ouest du département, en Gâtine Tourangelle. Des terres caillouteuses sur argiles à silex se trouvent également dans la vallée et sur les coteaux du Loir, de ses affluents et du Cher ainsi que sur les versants des vallées en pente du Perche. Elles donnent des sols bruns hydromorphes et lessivés.
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Agence Folléa-Gautier, paysagistes-urbanistes
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