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4/ Valoriser le paysage des infrastructures et des réseaux
Le constat issu des dynamiques d'évolution observées : - De belles "routes paysage" qui valorisent largement les territoires qu'elles traversent par les vues qu'elles offrent (route de crête du Gault-Perche au Pléssis-Dorin, RD51 de Maray à Saint-Loup, route en levée RN152 entre Veuves et Blois...)
- Des routes souvent déconnectées de leur contexte, n'offrant pas de point de vue, et dont l'aménagement est banalisant (RN10 par exemple)
- Une collusion excessive entre routes et urbanisation (dans les grandes vallées, auprès des échangeurs autoroutiers...)
- Des réseaux aériens sensibles dans les paysages agricoles ouverts (Beauce en particulier) et parfois encore dans les bourgs
- Des sites éoliens rares mais marquants (environs de Moisy, en Beauce)
Les objectifs :- Contrer la banalisation des abords des routes et des entrées de villes et de villages
- Proposer des aménagements simples et discrets des emprises des routes
- Contribuer à la limitation de l'usage de la voiture individuelle
- Réduire les coupures générées par les infrastructures et faciliter leur franchissement, en particulier dans les vallées ;
- Réduire la présence des lignes aériennes dans les paysages ouverts et urbains
Les principes d'actions possibles :
1 . Identifier, préserver et gérer le paysage des routes- Réaliser un Plan de gestion, de préservation et de valorisation des routes établissant :
- les abords à protéger de l’urbanisation (zones non aedificandi)
- les principes d’aménagement et de gestion des emprises :
- l’adaptation les équipements routiers au caractère patrimonial de ces itinéraires
- la gestion du végétal d’accompagnement de la route
- l’application des principes de gestion différenciée et écologique
- la mise en scène des parcours, des ouvertures visuelles et des points de vue.
- la mise en valeur des villages qui ponctuent les itinéraires : entrées de villages, traversées et espaces publics, patrimoine architectural…
- le repérage et la gestion patrimoniale particulière des "routes-paysage"
- Enterrer les réseaux aériens dans les secteurs les plus sensibles : paysages agricoles ouverts et traversées de bourgs
- Pérenniser et replanter des alignements d’arbres en lien avec la sécurité routière grâce à une politique foncière
2. Valoriser de façon ambitieuse le paysage des axes départementaux structurants, en particulier l'axe Vendôme/Blois/Romorantin-Lanthenay (RD 957 et 765)- Voir principes ci-dessus et aussi :
- Plantations et gestion d’alignements d’arbres aux endroits clés du parcours
- Requalification des entrées de villes et maîtrise des enseignes publicitaires
- Renforcement de la lisibilité de l’entrée de Blois sur le plateau de Beauce aujourd’hui complexifiée par des nœuds routiers alambiqués
3 . Stopper l’urbanisation linéaire :- Identifier, protéger (inscription aux documents d’urbanisme) et définir des objectifs de gestion des coupures d’urbanisation, des espaces de respiration et des fenêtres visuelles : urgent dans les trois grandes vallées et en Sologne Viticole
- Concrétiser sur le terrain des limites durables d’urbanisation inscrites aux documents d’urbanisme : création de lisières urbaines, marquage et mise en scène des entrées de bourgs
- Implanter les constructions (habitat et zones d’activités) nouvelles « en épaisseur », favorisant le développement des centralités et limitant du même fait l’étirement des bourgs en longs couloirs urbanisés
- Marquer de façon valorisante les entrées /sorties des bourgs, notamment par des alignements d’arbres
- Cas particulier de la Grande Sologne : les routes sont souvent construites sur les terrains les moins humides et les mieux drainés, terrains également favorables à l’urbanisation. Dans cette situation :
- Promouvoir un urbanisme adapté, qui peut prendre une forme linéaire de type village-rue, sans pour autant devenir une « ville-route » ;
- Limiter le développement en longueur sur une distance aisément parcourable à pied et ne nécessitant pas nécessairement l’usage de la voiture (moins d’un kilomètre)
- Prioriser les circulations piétonnes et vélo
- Soigner les transitions entre espace public et espace privé, par exemple en favorisant le "débordement" des jardins sur la rue, ou en alternant espaces construits et espaces jardinés…
- Pour les traversées de bourgs, utiliser des matériaux et un mobilier simples et de qualité (pierre, stabilisés, enherbement…) réduisant l’emprise visuelle de la route
- Expérimenter des quartiers contemporains adaptés aux zones humides.
4 . Différencier la gestion des routes communales dans les secteurs périurbains ou urbains:
- Stopper l'urbanisation linéaire (voir Orientation 4 - Principe d'action 3 : Stopper l'urbanisation linéaire )
- Recréer des chemins stabilisés, à la gestion plus rustique et moins coûteuse, et au paysage plus doux et moins routier que les routes enrobées
- Faire une place aux circulations douces, notamment le vélo
- Réduire les largeurs en prévoyant des élargissements ponctuels pour les croisements des véhicules
- Promouvoir des accotements enherbés avec une gestion différenciée
- Maîtriser le paysage des clôtures et des haies le long des routes avec un objectif de simplicité, de sobriété et d'adaptation au contexte rural
- Assurer des circulations piétonnes sans nécessairement réaliser de trottoirs minéralisés banals : bandes béton ou stabilisées dans des bandes enherbées...
5 . Favoriser des déplacements doux qui mettent en valeur les territoires traversés- Développer des cheminements doux à l’intérieur des villes et des villages en connexion avec leur territoire (forêts, promenades sur berges, pistes cyclables…)
- Mettre en valeur les itinéraires de randonnée, notamment dans la traversée de secteurs de grandes cultures : plantations d’alignements d’arbres fruitiers, de haies à petits fruits, d’arbres isolés à grand développement, etc.
- Développer un itinéraire du « Cher à vélo » et du « Loir à vélo », sur le modèle de la « Loire à vélo »
- Mailler la Loire à vélo avec les vallées affluentes, les bourgs et les sites culturels proches
- Promouvoir les circulations douces liées aux levées et aux bords de rivières.
6 . Valoriser les paysages ferroviaires- Développer des quartiers dynamiques à proximité des gares et favoriser l’usage des transports en communs (Orientation 1 – Principe d'action 3 : Conforter les centralités existantes)
- Requalifier les abords des gares, terrains potentiels d'une modernité urbaine renouvelée dans les villes et les villages
- Faciliter les traversées des voies ferrées en aménageant des points de passages réguliers en sites urbains dans un souci de qualité à l'échelle du piéton et des circulations locales
- Préserver et valoriser le patrimoine des anciennes lignes ferroviaires aujourd'hui fermées : aménager leurs abords, favoriser leur rôle de corridors écologiques, encourager le développement de projets de voies cyclables ou de sentiers de découverte
- Envisager l'ouverture ou la réouverture de petites lignes locales pour redynamiser les villages
Exemples intéressants sur le territoire :
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