1/ Une urbanisation marquante, indifférente aux contextes

-Evolution urbaine d’un village en clairière : Marcilly-en-Gault
Analyse des dynamiques d’évolution urbaine d’un village en clairière : exemple de Marcilly-en-Gault
L'analyse des cartes Marcilly-en-Gault en 1949 et 1978 met en évidence quatre processus d'évolution du village liés les uns aux autres, concourant à des modifications importantes du paysage habité : un accroissement des surfaces bâties, une augmentation des surface boisées, une diminution des surfaces agricoles, une disparition des surfaces de jardins et vergers.

En 1949, l'occupation bâtie s'organise au cœur d'une clairière forestière, selon deux dispositions :
  • un site de développement initial centré autour de l'église ; l'urbanisation est densément implantée de part et d'autre de la rue principale ;
  • une seconde partie du village se déploie au fil de la route, selon un processus linéaire, dans la direction est-nord-est ; les habitations sont moins densément réparties, laissant apparaître quelques fenêtres sur le paysage agricole et forestier.
L'ensemble est installé au cœur de jardins, de petites vignes et de vergers qui constituent une enveloppe végétale en transition douce avec l'espace agricole ouvert cultivé de la clairière.

En 2002, le village montre une configuration urbaine relativement similaire, avec :  
  • un accroissement bâti autour du centre, qui fait apparaître une urbanisation moins dense de logements individuels, sans développement notable du réseau des rues pour mailler l'ensemble ;
  • une densification de l'urbanisation linéaire, et un allongement relatif vers l'est.
Mais c'est surtout le cadre cultivé, naturel et forestier du village qui évolue :
disparition de la ceinture des jardins, vignes et vergers qui accompagnait le bâti ;
  • resserrement de la clairière autour du village, avec une augmentation des surfaces boisées et une diminution des surfaces cultivées ;
  • développement de ceintures de végétation autour des étangs, jusqu'à les cerner entièrement.
En termes de paysage, ces évolutions ont pour conséquences :
  • des entrées de villages plus longues et plus minéralisées, devenant des rues disproportionnées vis-à-vis du centre ;
  • une centralité qui reste fragile ;
  • une ambiance plus refermée, plus forestière et moins « riante » du village ;
  • une disparition visuelle des étangs dans le paysage large du village ;
  • une confrontation plus brutale du bâti avec les espaces naturels et cultivés, du fait de la disparition de la ceinture de vergers ;
  • un appauvrissement des motifs de paysage, toujours avec la disparition des vergers.

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