1/ Une urbanisation marquante, indifférente aux contextes

-Evolution urbaine d’un village de plateau : Ouzouer-le-Marché
Analyse des dynamiques d’évolution urbaine d’un village de plateau : exemple de Ouzouer-le-Marché
Le cas de l'urbanisation en Beauce est un peu particulier dans le département du Loir-et-Cher : les phénomènes de développement par l'urbanisation diffuse et linéaire sont moins fréquents et moins marqués qu'ailleurs, préservant le plus souvent l'aspect groupé des villages.
En comparant la carte de 1949 et celle de 2002, on constate que le village d'Ouzouer-le-Marché n'a presque pas repoussé ses limites : les nouvelles habitations, plutôt que de coloniser l'espace agricole fertile, se sont développées dans l'épaisseur de la trame préexistante des routes qui convergent vers le village. Elles occupent généralement les espaces ouverts des jardins productifs en limite d'urbanisation. Le toponyme du lieu-dit « les Vignes », au sud-ouest du village, en témoigne, aujourd'hui rejoint par de nouveaux quartiers depuis le centre.

En termes de paysage, le problème porte plutôt sur l'interface entre l'urbanisation et l'espace agricole, fragilisée.
  • La consommation par l'urbanisation des franges de jardins ou vergers provoque la confrontation brutale entre espaces nouvellement construits et espaces agricoles, sans transition. Il en résulte :
  • un faible confort d'habitat, dénué de protection contre les vents qui peuvent balayer le plateau,
  • une absence d'espace de proximité appropriable par les habitants, les grands espaces agricoles n'étant pas adaptés à l'échelle piétonne ;
  • une excessive visibilité du bâti, non organisé vis-à-vis de l'espace agricole ouvert du plateau, voire lui tournant le dos.
Par ailleurs, les bâtiments agricoles récents, « externalisés » hors du village, se retrouvent là encore en lisière, autour des voies d'entrées, donc là aussi excessivement perceptibles.

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