| Evolution du paysage agricole dans le Val de Loire : exemple de Saint-Dyé-sur-Loire et de Suèvres |
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En 1949, le parcellaire du fond de vallée est déjà plus large que celui des terrasses adjacentes, en fine marqueterie. Il révèle, tenace, le passage des anciens bras du fleuve et la place des îles avant l'édification des digues, notamment au sud de Suèvres avec la courbe qui se dessine largement autour du ruisseau de la Boire. Le passage de l'eau est révélé à la fois par les ripisylves et par l'épaisseur du fond humide offerte par les pâtures et prairies de fauche, lisible notamment autour de la Tronne ;
En 1978, le parcellaire du fond de vallée s'est agrandi, et les cultures ont gagné les rives du fleuve. De grandes parcelles cultivées bordent désormais la Loire, étendues entre fleuve et levée ; la présence de la Tronne s'affaiblit dans le paysage de la vallée avec la raréfaction des pâtures qui l'accompagnaient et contribuent à la révéler. En 2002, les alignements qui soulignaient la présence de la levée dans le paysage de la vallée ont en partie disparu ; une carrière d'extraction de granulats s'étend désormais sur toute la largeur de la plaine, entre Tronne et levée. L'accès principal à la Loire longe désormais la carrière. Un projet de valorisation écologique est actuellement à l'étude afin de proposer un "parcours nature" et de proposer des activités de loisirs (pêche, baignade...). |