Six exemples d’évolutions des paysages agricoles dans le Loir-et-Cher :

-Evolution du paysage agricole en lisière de la forêt de Chambord : exemple de Maslives
Analyse des dynamiques d’évolution de l’espace agricole en lisière de la forêt de Chambord : exemple de  Maslive
A proximité du Parc forestier du Château de Chambord, le village de Maslives voit son paysage évoluer sous l'influence de plusieurs phénomènes :
- en 1949, les champs occupent tout l'espace autour du village, dessinant une marqueterie extraordinairement fine, organisée sur une trame orthogonale Nord-ouest/Sud-est ; quelques parcelles sont boisées, sans friches ; des arbres isolés ponctuent l'espace agricole, valorisant le paysage en constituant un motif complémentaire à celui des bois ;
- en 1978, le parcellaire est toujours aussi fin, mais les parcelles boisées ou en friches ont gagné du terrain, notamment à l'est du village, à proximité du Parc de Chambord ; les arbres isolés ont disparu des champs, victimes de leur vieillissement (fruitiers) et de la mécanisation ;
- en 2002, le phénomène s'est accentué : la forêt de Chambord s'avance à proximité du village, les espaces agricoles s'enclavent progressivement entre bois et urbanisation ; à l'ouest du village, les parcelles cultivées se maintiennent, agrandies par remembrement.

Au final, Maslives passe progressivement de village agricole à village de lisière. Au stade actuel, cette lisière reste riche en termes de paysages et de milieux, grâce à l'imbrication fine des bois, friches et espaces agricoles héritée du parcellaire en marqueterie. A l'avenir, la poursuite du boisement et de l'abandon des parcelles agricoles peut générer une forme de simplification de la lisière, avec appauvrissement des ambiances et des milieux naturels d'échanges, favorables à la biodiversité. Des mesures de gestion spécifiques doivent permettre de pérenniser le fragile équilibre entre espaces ouverts et espaces fermés, dans l'objectif d'une richesse paysagère et écologique.

fermer