




Les paysages des collines ne se déroulent vraiment que dans le nord du département, avec le Perche Vendômois et surtout le Perche Gouët.
Avec ses terres argileuses, lourdes, la région du Perche est traditionnellement favorable à l'élevage, dessinant sur les collines d'élégants paysages de prairies encloses d’un maillage bocager dense et complexe. L’habitat vernaculaire a trouvé sa place au cœur de ce système, isolé, épars, toujours à proximité des prés et des animaux. Aujourd'hui pourtant, le Perche, comme la Gâtine tourangelle, est influencé par la Beauce, au point qu'il constitue un pôle secondaire de production céréalière dans le département. Au plus près de celle-ci, sur la rive droite du Loir, le Perche Vendômois s'est largement ouvert, avec l'abandon de l'élevage, le passage à la céréaliculture et l'abattage de la maille des haies et arbres isolés, dont la structure passe pour archaïque. Aux confins nord-ouest du département, le Perche Gouët, davantage éloigné de la Beauce, évolue de façon moins radicale ; Les cultures se mêlent aux pâtures et aux prairies de fauches et les haies assurent toujours, dans des dispositions simplement plus lâches et parfois discontinues, leurs rôles de clôtures, de protection des cultures contre les vents, de protection des sols contre l'érosion et de refuge pour la biodiversité.