Les matériaux divers marquent particulièrement l'architecture percheronne, tenus dans l'unité de tonalités dominantes particulièrement chaleureuses : les pans de bois sont fréquents, accompagnés parfois encore par la terre crue sous forme de torchis ou de bauge ; ils sont traditionnellement utilisés dans les zones d'argiles à silex, ce dernier, sous forme de « rognons », ne pouvant composer à lui seul une maçonnerie ; les enduits à base de chaux et de sable local non lavé apportent une tonalité jaune remarquablement lumineuse et chaude ; la brique, du brun sombre au vermillon, apparaît globalement plus sombre que celle de Sologne au contraire plus claire et orangée ; le roussard, un grès dense, offre son étonnante couleur brun sombre/lie de vin violacé ; le grison, brun ou jaune plus ou moins dense, enrichit la palette des couleurs, mais aussi des textures, avec leurs gros granulats agglomérés ; s'ajoute à cet ensemble extraordinairement riche un calcaire d'un blanc crémeux dit « craie de Rouen », qui constitue la pierre la plus répandue au cœur du Perche et dans toute sa partie Ouest. Utilisée en moellons ou en pierre de taille pour le parement des façades, la « pierre blanche » du Perche se prête aussi admirablement aux encadrements de baie, aux chaînages d'angle et à la taille fine d'éléments décoratifs : bandeaux, corniches, sculptures...