La naissance des vallées affluentes du Loir aux confins de la Beauce s'accompagne presque systématiquement de bois et de forêts. Leurs lisières jouent un rôle important en termes de paysage : elles se découpent en fonction d'un parcellaire plus petit ici qu'au milieu du plateau, et semble se déliter progressivement en petits bosquets isolés au milieu des cultures ; elles annoncent la présence des vallées au loin, qui restent peu habitées et souvent très densément boisées ; les villages s'y postent le plus souvent, entre forêt et cultures, sur les rebords des coteaux.
Certaines forêts se démarquent par leur taille :
- la Forêt de Rocheux, qui prolonge la Forêt de Marchenoir vers le nord, occupe toute la vallée affluente du Baignon et les berges des étangs de la Grille et du Ruchet, avant de s'ouvrir pour le laisser rejoindre le Loir à Morée.
- les Bois de Rochambeau, de Briscard ou de Meslay, le long du Réveillon et de ses affluents, accompagnent les rebords de coteaux et s'étendent jusqu'aux ripisylves, en laissant toutefois une précieuse petite place à l'agriculture en fond de vallée.
- les Bois du Coudray, de Villemalin et de Brulène sont longés par la Houzé qui rejoint ensuite Vendôme. Elle dessine une ouverture suffisamment large pour que des prairies puissent s'y développer, diversifiant les ambiances et les milieux.