Le territoire de confluence entre Loire et Beuvron est également baigné par les eaux de la Cisse et du Cosson. L'ensemble laisse peu d'opportunités à l'urbanisation pour se développer. Sur les coteaux et les rebords de vallée, les forêts anciennes ont constitué un frein efficace au développement de l'urbanisation, malgré la proximité de Blois. Dans cette situation, toujours aux marges de la vallée, les villages se sont développés selon quatre typologies bâties :
- certains ont mis à profit les coteaux en éperons formés par l'entrée des affluents dans la vallée de la Loire. C'est le cas de Candé-sur-Beuvron et de Chouzy-sur-Cisse, qui se tournent moins sur la Loire que sur leurs affluents au cours plus serein ; Candé-sur-Beuvron, en particulier, s'organise en strates d'urbanisation historique harmonieusement installées dans la pente, et rejoint le Beuvron qui coule à ses pieds, offrant un dégagement valorisant sur le village. Isolé par rapport au reste du village, le château marque la plaine agricole sur laquelle il s'ouvre par son élégante façade blanche de tuffeau.
- en appui sur le coteau, certains hameaux déploient plutôt une urbanisation linéaire qui surplombe légèrement la plaine. C'est le cas de Madon, dont le centre groupé s'étire aujourd'hui le long de la route en descendant le coteau ;
- sur le rebord du plateau solognot, Villelouet s'installe à l'interface entre le Val de Loire et la Sologne Viticole ;
- enfin, Chailles se love au creux d'un vallon sec en appui contre la lisière de la forêt de Russy.